mardi 26 avril 2022

Pot de bureau

 


En décembre dernier, j’avais en tête de publier un billet sur « party de Noël » puis j’ai fini par oublier. De toute façon, la pandémie de Covid, avec ses périodes de confinement et de couvre-feu, empêchait qu’il y eût des parties de Noël.

 

Le Grand Dictionnaire terminologique (GDT) de l’Office québécois de la langue française (OQLF) a une bonne demi-douzaine de fiches où figure le mot party. On déconseille party de Noël et party de bureau. On recommande plutôt fête ou réception. On ne mentionne pas pot, « réunion amicale ou festive où l’on offre des rafraîchissements, des boissons » (Trésor de la langue française informatisé). Il serait tellement plus simple de proposer pot de bureau ou pot de Noël, déjà en usage en français. On trouve aussi pot d’entreprise et pot de fin d’année.

 

Il y a une seule fiche où pot apparaît, c’est la fiche « cocktail d’adieu » (2018) mais on lui accole les marques « France/Europe » et « Familier ».

 

Ce sens de pot est inconnu (à ce jour) du dictionnaire en ligne Usito.

 

lundi 25 avril 2022

Les naufragés du Signe Tanque

 

 


Aujourd’hui j’ai entendu à quelques reprises sur une chaîne d’info française l’expression signe tanque (<think tank). Cela m’a donné l’idée de voir si le Grand Dictionnaire terminologique (GDT) de l’Office québécois de la langue française (OQLF) s’était prononcé sur la question. Il l’a fait, assez tardivement il est vrai (en 2019) puisque le terme est utilisé en français depuis plusieurs années, il figure même dans le Larousse. Ce qui a retenu mon attention, c’est la formulation de la note de la fiche. Auparavant, l’OQLF affirmait que tel ou tel terme n’est pas conforme à la norme sociolinguistique du français au Québec. Cette fois-ci la réserve est formulée de la façon suivante : « …déconseillé puisqu’il n’est pas légitimé dans l’usage en français au Québec ».

L’exemple de think tank montre à quel point il est difficile voire illusoire de chercher des critères objectifs pour déterminer les emprunts à accepter en français. On pourrait croire que, dans le cas présent, la difficulté de prononcer facilement le mot pourrait être un critère rédhibitoire. La difficulté a été contournée, on a adapté le mot à la phonologie du français.