lundi 10 août 2026

Jason le Hardi


La semaine dernière, j’ai suivi la saga des déboires de Jason Arday, professeur (maintenant ex-professeur) de sociologie à l’Université de Cambridge et (ex-)membre de Jesus College. J’étais particulièrement intéressé parce que j’ai étudié au Jesus College et cet incident m’a montré, une fois de plus, à quel point les choses ont changé à Cambridge.

 


Pour comprendre l’ambiance qui règne maintenant dans ce collège, il faut remonter à 2019, date de l’élection de l’actuelle principale, « first female and first Black leader of an Oxbridge college. » Cela avait sans doute commencé un peu avant mais à partir de ce moment s’est mise en place l’application de ce que l’on appelle du côté positif le programme DEI (Diversity, Equity, Inclusion) et, du côté négatif, le wokisme. On s’est donc mis à utiliser des expressions comme « personne ayant un utérus » :

 


On a bâti un centre multiconfessionnel. Il y avait déjà une chapelle dans le collège, réservée au culte anglican. Mais il fallait répondre aux demandes des autres religions même si je ne crois pas que les catholiques et les juifs aient eu beaucoup de revendications. Le nouveau centre dispose d’entrées séparées pour les hommes et les femmes et d’un rideau permettant de séparer les hommes des femmes. À une autre époque, celle où j’étudiais dans ce collège, on appelait cela de l’apartheid et les étudiants se mobilisaient contre.

 


On notera dans la citation précédente la présence d’un vestiaire à chaussures, dispositif bien utile aux juifs et catholiques de stricte observance.

Rustat Memorial


En 2022, la principale a voulu enlever le monument à Tobias Rustat de la chapelle du collège au motif que ce dernier s’était enrichi dans la traite négrière. La chapelle est un édifice classé (une partie date de 1220) et tout changement qui y est fait doit être approuvé par les autorités de l’Église d’Angleterre. Un procès ecclésiastique a donc eu lieu (texte du jugement en cliquant ici). Rustat est le plus grand donateur de l’histoire du collège. Un groupe d’historiens, qui avaient d’abord été favorables à la démarche, sont revenus sur leur décision quand ils ont découvert que Rustat n’avait vendu ses parts dans l’entreprise de traite que peu avant sa mort, donc bien avant sa donation. Extrait du témoignage écrit d’un ancien cité au procès: “The college is using deliberately inflammatory language to students to consistently refer to the Memorial as ‘the slavery-celebrating memorial’, when in fact it does not celebrate slavery at all, it simply marks the life of the man who is buried there in the Chapel.” Le juge a refusé la demande.

C’est dans ce contexte qui n’est pas propre qu’au Jesus College que l’Université de Cambridge a entrepris le recrutement d’un nouveau professeur de sociologie qui a été aussi élu membre (« fellow ») du Jesus College. Et qu’on a trouvé le candidat idéal, ce que les médias anglais ont appelé un « poster boy », avec ses rastas jusqu’aux fesses, l’incarnation du programme DEI.



Voyons rapidement son c.v. Vingt ans avant sa naissance, il participait déjà à l’émission « Seven Up » de la BBC. Ce n’est qu’à onze ans qu’il a appris à parler et à dix-huit qu’il a appris à lire et à écrire. Il a participé à 30 marathons en 35 jours, dont deux ou trois avec une blessure à une jambe. En 2015 il a obtenu son doctorat de l’Université John Moores de Liverpool. Il a écrit sur la théorie critique de la race. Il a aussi écrit des réflexions « autoethnographiques » en tant que Noir neurodivergent. En 2023 il est devenu professeur en sociologie de l’éducation à Cambridge. Il dit aussi avoir enseigné à une université écossaise et une autre américaine, mais les deux ont contredit cette affirmation. En juillet 2026 il a été accusé de plagiat (d’avoir repris de larges passages de la thèse de Paula Zwozdiak-Myers) :

The two PhD theses have considerable overlap.

“The signal is in the tail, and it survives controls. Against two independent education doctorates matched on discipline and partially on topic, the focal pair shows:

  • 9 near-identical sentence pairs (cosine ≥ 0.999) in 11.09M comparisons, against 1 in 34.29M control comparisons – and that single control match is the standard thesis declaration (“This work has not previously been presented for an award at this, or any other, university”).
  • 179 sentence pairs sharing 12 or more consecutive identical words (107 spatially independent blocks), against an expected 0.32 under the null – an exact count over all 11.09M pairs, no embedding model involved. Longest shared run: 63 words.
  • Conditional on high semantic similarity, cross-document pairs share a median run of 11.5 identical consecutive words, versus 4.0 and 7.5 for sentences within each thesis – that is, among semantically matched sentences, the two documents phrase shared ideas alike more often than either thesis does when restating itself.

Under the most conservative assumptions available, the probability of observing this pattern under independent composition is 5.7 × 10⁻⁴; on the central estimate of the null rate, 8 × 10⁻¹¹.

[From Titorekno’s GitHub page]

It is very unlikely this happened independently (specifically one in a one-in-100-billion chance of happening).

Source: https://21percent.org/?p=4036.  

 

 

Les journaux se sont emparés de l’affaire (d’abord le Daily Telegraph, puis le Guardian et le Times) et les réseaux sociaux n’ont pas été en reste. Puis une pétition d’appui a été lancée (texte en cliquant ici). Mais cela n’a pas mis fin aux pressions et le professeur Arday a fini par démissionner de ses postes à l’Université de Cambridge et au Jesus College (où sa page a été immédiatement supprimée du site du collège, sans explication). Dans la foulée, certains des pétitionnaires (dont la principale de Jesus) ont retiré leur signature.

Les critiques du jeune prodige l’ont notamment attaqué sur sa maîtrise de l’anglais. Le tableau suivant donne quelques exemples des erreurs qu’on lui reproche :

By Chris Brunet

Jason Arday has published 34 academic publications. I'm too lazy to check them all. I picked 2 at random: 1. Understanding Race and Educational Leadership in Higher Education 2. What Are the Issues for Black and Ethnic Minority Students?

Here are some funny mistakes I found:

- “Increasing diagoneses of mental illness” He was attempting to write diagnoses, the plural of diagnosis. This typo appears in the opening sentence of the introduction.

- “will enviably impact attainment outcomes.” Enviably means in a manner worthy of envy. He means inevitably.

- Mental illness supposedly “destabilizes individuals’ mental facilities.” He means mental faculties.

- “Racism is unlikely to ever go way, owing to its penetrative, divisive and persistence nature.” Two errors in one sentence: go away and persistent nature.

- The mental-health paper promises insight into “the barriers to preventing access and uptake.” That literally means barriers that stop someone from preventing access. He means barriers preventing access and uptake.

- “There is a cultural cognizance and sensitivity that is are required.” is are

- “There were no visible interpretation services were available.” wrong grammar

- The bibliography links to raceeequalityfoundaiton.org.uk misspelling both “race equality” and “foundation” in the same URL

- “a need to reinvest inequitable structures” Presumably he means "reform" or "restructure" inequitable structures. As written, he recommends reinvesting in them

- “heightens feelings of sensibility and vulnerability” he meant sensitivity, not sensibility

- “services that have a designated remittance to support the mental well-being” A remittance is money sent as payment or support. He meant remit

- “the impact of cultural pressure and expectation on this phenomena” Phenomena is plural; this is singular

- “there are few opportunities available for them gain these types of opportunities”

them gain

Source : https://x.com/chrisbrunet/status/2083847337848275325

 

 

Personnellement, je suis plutôt admiratif d’un type qui a réussi à se jouer de la crédulité d’autant de personnes aussi longtemps. Cela rappelle le canular d’Alan Sokal, professeur de physique qui a publié un article délirant pour dénoncer le manque de rigueur intellectuelle de certains éditeurs. Pour se tirer de son guêpier, je suggère à Jason Arday de s’inspirer de ce précédent en faisant valoir que tout ce qu’il a fait visait simplement à dénoncer le relâchement de la rigueur intellectuelle dans les universités.

L’affaire Jason Arday apporte bien évidemment de l’eau au moulin des critiques du wokisme et ils ne s’en privent pas sur les réseaux sociaux.

Je conclurai par cette citation du New York Times (8 août 2026), qui n’a pas la réputation d’être un journal de droite :

This was a prime example of academia’s maddening tendency to embody the worst caricatures painted by its critics. The available evidence strongly suggests that, when faced with the allegations against Mr. Arday years ago, Cambridge and the other academic institutions connected to him responded not by genuinely investigating them with integrity and transparency, but acting in ways that helped him avoid scrutiny.

 

dimanche 2 août 2026

Tant qu’à parler de bizarreries

 

Dans « la bien-aimée rubrique Point de langue » que « l’été ramène dans son sillage », nous avons pu lire ces dernières semaines une chronique à moitié écrite par Vaugelas tant il y a de citations et une autre portant sur quelques obsessions de nos endogénistes comme bonhomme Sept-Heures et breuvage. « La littérature française », nous a-t-on appris, « offre plusieurs attestations du mot breuvage avec le sens de ‘ boisson ‘ ». Rien d’étonnant, le mot ne peut quand même pas désigner une viande. Ce que la bien-aimée chroniqueuse oublie (en supposant qu’elle l’ait jamais su), c’est qu’elle aurait dû tenir compte de la connotation, pas seulement de la dénotation. Elle donne un exemple : « Citons Voyage au centre de la Terre de Jules Verne (1864) : ‘ Au dessert, il nous servit quelques tasses de café, et jamais ce délicieux breuvage ne me parut plus agréable à déguster. ’ » Le contexte indique clairement que le mot ne désigne pas une simple boisson, qu’il est pris au sens de « boisson composée, préparée en vue d'un certain effet, ayant des propriétés particulières, réelles ou supposées (curatives, magiques, bénéfiques ou néfastes) » (Trésor de la langue française informatisé).

La dernière chronique, « De quelques bizarreries visées par les Rectifications de l’orthographe » (Le Devoir, 1er août 2026), m’offre l’occasion de mentionner une « bizarrerie » qui a échappé à l’attention de la lexicologue-professeure qui nous apprend qu’« … on supprime le circonflexe s’il ne joue pas un rôle distinctif entre deux homophones (maitrise et aout, mais l’adjectif sûr demeure pour le distinguer de la préposition sur)… ». J’ajoute que les Rectifications imposent d’écrire mûr (adjectif) avec le circonflexe pour éviter la confusion avec mur (substantif, ouvrage de maçonnerie) mais indiquent qu’il faut l’écrire sans accent au féminin. Pourtant, au féminin, cela introduit bel et bien une confusion avec le fruit, mûre que les Rectifications écrivent sans accent : les mures sont mures. Dans mûre, l’accent joue « un rôle distinctif entre deux homophones ». Je ne doute pas qu’on puisse trouver d’autres incohérences dans les Rectifications. Rappelons qu’un « banc d’essai » conduit par l’équipe du Robert peu après la publication des Rectifications concluait que ces dernières ajoutaient de nouvelles exceptions à une langue qui en contient déjà beaucoup.

 

lundi 6 juillet 2026

Coup d’œil sur la baisse de la réussite scolaire au collégial


Dans mon billet du 18 juin 2026 (cliquer ici), j’avais mentionné que le ministère de l’Enseignement supérieur avait fait une mise en garde dans la présentation des résultats à l’épreuve de français du collégial : « au cours des années scolaires 2019-2020 et 2020-2021, en raison de la propagation de la COVID-19, seulement deux sessions de passation de l’épreuve ont été tenues. De plus, la passation de l’épreuve uniforme de langue d’enseignement et littérature (EULE) du trimestre d’été 2020 a eu lieu avec un nombre restreint d’étudiants, entre autres, pour permettre de respecter les consignes sanitaires de santé publique et celle d’hiver 2021 a eu lieu à distance (version électronique), selon des modalités différentes des passations précédentes. »

J’ai fait le graphique des taux de réussite de 1997 à 2023 en incluant les années de pandémie :

 


La courbe de tendance montre que le taux de réussite est stable depuis la création de l’épreuve. On arrive à ce résultat parce qu’il y a eu moins de candidats lors des années de pandémie.

Dans le graphique qui suit portant sur le nombre de candidats le creux correspond au pic du graphique précédent :



Le Ministère a produit un graphique de l’évolution du taux d’échec de 2016 à 2023 qui présente une courbe vaguement analogue à celle du graphique précédent :

 

Source : https://cdn-contenu.quebec.ca/cdn-contenu/adm/min/education/publications-adm/enseignement-superieur/Portrait-Echecs-EUF.pdf

La diminution du nombre de candidats a pour effet d’améliorer le taux de réussite. On se trouve en fait à retirer du tableau les moins bons élèves. C’est la méthode qu’a utilisée l’Office québécois de la langue française (OQLF) en ne prenant pas en compte les résultats de la deuxième et de la troisième « passation ». En effet, en se basant uniquement sur les résultats à la première passation dans son Rapport sur l'évolution de la situation linguistique au Québec l’OQLF a pu affirmer en 2019 que les résultats étaient « stables » depuis l’année de la création de l’épreuve.

Le Ministère de l’Enseignement supérieur a publié récemment une analyse des taux d’échec selon différentes caractéristiques scolaires et sociodémographiques. C’est une première qu’il faut saluer. Le rapport est téléchargeable : Portrait des étudiantes et des étudiants ayant échoué à leur première passation de l’épreuve uniforme de français au collégial, février 2026.

Je vous suggère la lecture de l’analyse que j’ai produite en 2014 des moins bons résultats en orthographe : cliquer ici.

dimanche 5 juillet 2026

Douceur de l’été montréalais

 

« Le temps doux ramène dans son sillage la bien-aimée rubrique Point de langue… » (Le Devoir, 4 juillet 2026). Le temps doux ? Voyons voir les températures de ces derniers jours à Montréal (merci l’IA!) :

*1er juillet 2026 : La maximale a oscillé entre 30°C et 33°C, avec un indice humidex ayant généré des ressentis de près de 45.

*2 juillet 2026 : La maximale a atteint 33°C, avec un ressenti approchant 43.

*3 juillet 2026 : La canicule s'est maintenue avec des températures maximales de nouveau comprises entre 30°C et 33°C.

Bof, quand on a la clim’ on ne s’attache pas à ces détails.

La chronique du dernier week-end, loin d’être « dans une formule à mi-chemin entre l’essai et la vulgarisation scientifique », est simplement le programme à peine commenté d’un colloque tenu à l’Université de Victoria en Colombie britannique. La chroniqueuse était en panne d’inspiration (comme moi qui écris un billet sur une chronique aussi indigente).

Dans les commentaires publiés sur le site du journal, on voit qu’un lecteur a tiqué sur le passage suivant : « Le registre soigné est certes important, mais il ne constitue qu’une partie de ce qu’on fait avec la langue. » Il écrit : « Votre énoncé prête à rire, c’est le moins que nous puissions écrire… ». N’allons pas plus loin. D’ailleurs, ce n’est pas le seul passage curieux. Par exemple : « Myriam Bergeron-Maguire a présenté la mine de ressources dont regorgent les ‘ Prize Papers ’ pour l’étude du français en Amérique. » La mine de ressources dont regorgent…? La formulation est vraisemblablement influencée par le style de « lettres rédigées par des ‘ peu lettrés ’ ».

La chronique se termine par cette question : « Et si l’avenir du français résidait davantage dans une meilleure connaissance des principes qui régissent la langue et par une acceptation de toutes ses variations plutôt que par la défense du seul registre soigné ? » Revenons sur terre, les linguistes n’ont pas attendu le xxie siècle pour s’intéresser aux divers registres de langue. Ceux qui ont fait un minimum de philologie française savent qu’il n’y avait pas un seul ancien français et que Villon a écrit en jargon, les latinistes se sont intéressés à la langue parlée des comédies de Plaute et du Satyricon, on sait que les Grecs changeaient de dialecte selon le genre littéraire, les dialectologues comme Jules Gilliéron en Europe ou Gaston Dulong et Gaston Bergeron chez nous ont relevé maints usages populaires, Henri Frei a étudié des lettres de 'peu lettrés' (des soldats de la Grande Guerre), etc. Bref, il y a longtemps que l’Amérique a été découverte, ce n’est pas la peine de partir à sa redécouverte.

jeudi 18 juin 2026

Les résultats à l’épreuve uniforme de français du collégial de 1997-1998 à 2023-2024

 

J’ai réussi à compléter les tableaux que j’avais déjà publiés sur les résultats à l’examen final de français du collégial.

La tendance à la baisse du taux global de réussite à l’épreuve uniforme de français du collégial n’a pas été inversée :

 

Évolution de la réussite à l’épreuve de français du collégial

1997-1998

87,3

1998-1999

88,6

1999-2000

88,1

2000-2001

83,8

2001-2002

84,4

2002-2003

85,9

2003-2004

84,8

2004-2005

84,8

2005-2006

81,1

2006-2007

83,4

2007-2008

83,3

2008-2009

82,8

2009-2010

82,4

2010-2011

84,2

2011-2012

84,3

2012-2013

83,1

2013-2014

83,3

2014-2015

83,8

2015-2016

82,7

2016-2017

82,9

2017-2018

84,8

2018-2019

83,3

2019-2020

87,7

2020=2021

94,7

2021-2022

85,2

2022-2023

84,5

2023-2024

82,8

Le ministère de l’Éducation précise : « Exceptionnellement au cours des années scolaires 2019-2020 et 2020-2021, en raison de la propagation de la COVID-19, seulement deux sessions de passation de l’épreuve ont été tenues. De plus, la passation de l’épreuve uniforme de langue d’enseignement et littérature (EULE) du trimestre d’été 2020 a eu lieu avec un nombre restreint d’étudiants, entre autres, pour permettre de respecter les consignes sanitaires de santé publique et celle d’hiver 2021 a eu lieu à distance (version électronique), selon des modalités différentes des passations précédentes. »

Comme je le soupçonnais, la pandémie et ses confinements ont entraîné une rupture de comparabilité. Le graphique exclut donc les résultats des années de pandémie :

 


lundi 15 juin 2026

Grammaire rénovée et résultats scolaires


Il y a une quinzaine Le Devoir publiait un article sur le désarroi des parents face à la grammaire « rénovée » que l’on enseignait à leurs enfants (Catherine Lalonde, « Des parents dépassés par la grammaire rénovée », 1er juin). On y rappelle que le ministère de l’Éducation du Québec a pris en 1995 le virage de la grammaire rénovée comme la Suisse, la Belgique et la France. Je n’entrerai pas dans le débat soulevé par cette nouvelle approche pédagogique. Je me contenterai de juger l’arbre à ses fruits en présentant les résultats scolaires aux examens ministériels de français.

En 5e secondaire, le taux de réussite était en 2000 de 90 % (trop tôt pour mesurer les effets de la réforme). En 2024, il est tombé à 71 % (j’arrondis). Pour plus de détails, cliquer ici.

En ce qui concerne les résultats à l’épreuve uniforme de français du collégial, le taux de réussite était de 87,3 % pour l’année scolaire 1997-1998. Il est monté à 88,6 % l’année suivante. Il était de 84,1 % en 2018-2019. Je n’ai pas de données plus récentes mais il est loisible de penser que la pandémie et ses confinements ont entraîné une rupture de comparabilité. Pour voir l’évolution des résultats sur un quart de siècle, cliquer ici.

 

dimanche 31 mai 2026

Disphorie de genre


On ne saurait donner tort à la biographe d’exercer un peu de méfiance, Louise Michel donnant quelquefois a posteriori, entre autres dans ses fameuses Mémoires, un vernis révolutionnaire à certains de ses actes […]

— Christian Desmeules, « ‘Louise Michel : sainte de l’anarchie », Le Devoir, 30 mai 2026

J’ai déjà entendu Marie-Louise Arsenault, animatrice d’émissions culturelles à la radio publique, utiliser elle aussi au féminin le mot mémoire pour désigner un écrit.

Un détail et soudain on imagine un abîme d’ignorance.