La
cuvée 2025 des tests PISA vient d’être débouchée [on débouche une bouteille,
mais une cuvée ?] […] Dans ce portrait morose, le Québec et le Canada
se taillent une place au haut du palmarès des meilleurs pays de l’OCDE, mais
les résultats des élèves sondés sont eux aussi en baisse.
—Marie-Andrée Chouinard,
« Le parent, facteur de la réussite scolaire », Le Devoir, 11
septembre 2026.
Vous
n’en saurez pas plus sur les résultats scolaires, le reste de l’éditorial est
consacré au rôle des parents
Les
tests PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves)
relèvent de l’Organisation de coopération et de développement économiques
(OCDE) qui sonde périodiquement des élèves de 15 ans dans environ 90 pays pour
mesurer l’efficacité des différents systèmes d’éducation.
Selon
la presse québécoise, voici les points saillants de l’édition 2026. En mathématiques,
le Québec arrive le premier des provinces canadiennes, avec des résultats
au-dessus de la moyenne de l'OCDE. En lecture, le Canada se classe au 12e rang
mondial, mais le Québec se situe légèrement sous la moyenne canadienne.
J’ai
trouvé le classement des pays dans une vidéo (de CNews) sur Youtube :
Attardons-nous
à la situation de la France. Elle reste globalement dans la moyenne des pays de
l'OCDE, mais atteint ses niveaux les plus bas depuis 2000. Elle est au
vingt-septième rang, loin derrière le Canada (neuvième). Certains commentateurs
ont attribué ces mauvais résultats au système du collège unique mis en place en
1975. L’objectif était de regrouper tous les élèves du secondaire dans un même
type d'établissement et de leur dispenser un enseignement commun, supprimant
ainsi les filières séparées.
À l’heure
où les critiques fusent sur le système scolaire québécois « à trois
vitesses », il vaut sûrement la peine d’étudier les conséquences de l’imposition
du collège unique en France. Dès le départ, des parents ont perçu de possibles
conséquences néfastes. C’est ainsi qu’une linguiste parisienne m’avait à l’époque
confié qu’avec d’autres parents elle avait fait le choix pour son fils de l’allemand
et du russe comme langues vivantes plutôt que de l’anglais et de l’espagnol comme
la majorité des autres parents. Le rejeton était ainsi assuré de se trouver
dans une classe d’élèves brillants. Et elle ajoutait : aujourd’hui, il
travaille aux États-Unis. Quand on maîtrise déjà l’allemand et le russe, l’acquisition
de l’anglais n’est pas un problème insurmontable.
On raconte
souvent que le Québec se distingue des autres provinces par le grand nombre de
ses écoles privées. C’est vite oublier que le choix de l’immersion française créait
de fait une filière d’excellence au sein des écoles publiques du reste du pays –
comme les programmes sports-études ou musique-études le font dans les écoles
québécoises.
