Dans
mon billet du 18 juin 2026 (cliquer ici), j’avais mentionné que le ministère de l’Enseignement supérieur avait fait une mise en garde dans la présentation des résultats à l’épreuve de français du collégial : « au cours des
années scolaires 2019-2020 et 2020-2021, en raison de la propagation de la
COVID-19, seulement deux sessions de passation de l’épreuve ont été tenues. De
plus, la passation de l’épreuve uniforme de langue d’enseignement et
littérature (EULE) du trimestre d’été 2020 a eu lieu avec un nombre restreint
d’étudiants, entre autres, pour permettre de respecter les consignes sanitaires
de santé publique et celle d’hiver 2021 a eu lieu à distance (version
électronique), selon des modalités différentes des passations
précédentes. »
J’ai
fait le graphique des taux de réussite de 1997 à 2023 en incluant les années de
pandémie :
La
courbe de tendance montre que le taux de réussite est stable depuis la création
de l’épreuve. On arrive à ce résultat parce qu’il y a eu moins de candidats
lors des années de pandémie.
Dans
le graphique qui suit portant sur le nombre de candidats le creux correspond au
pic du graphique précédent :
Le Ministère
a produit un graphique de l’évolution du taux d’échec de 2016 à 2023 qui
présente une courbe vaguement analogue à celle du graphique précédent :
| Source : https://cdn-contenu.quebec.ca/cdn-contenu/adm/min/education/publications-adm/enseignement-superieur/Portrait-Echecs-EUF.pdf |
La diminution du nombre de candidats a pour effet d’améliorer le taux de réussite. On se trouve en fait à retirer du tableau les moins bons élèves. C’est la méthode qu’a utilisée l’Office québécois de la langue française (OQLF) en ne prenant pas en compte les résultats de la deuxième et de la troisième « passation ». En effet, en se basant uniquement sur les résultats à la première passation dans son Rapport sur l'évolution de la situation linguistique au Québec l’OQLF a pu affirmer en 2019 que les résultats étaient « stables » depuis l’année de la création de l’épreuve.
Le Ministère
de l’Enseignement supérieur a publié récemment une analyse des taux d’échec selon
différentes caractéristiques scolaires et sociodémographiques. C’est une
première qu’il faut saluer. Le rapport est téléchargeable : Portrait des étudiantes et des étudiants ayant échoué à leur première passation de l’épreuve uniforme de français au collégial, février 2026.
Je vous suggère la lecture de l’analyse que j’ai produite en 2014 des moins bons résultats en orthographe : cliquer ici.


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