« Nos
règlements n’auraient jamais permis ça. » C’est la consternation, au
Kamouraska, devant le dynamitage qui a éventré une partie du cabouron de
Saint-Denis-de-la-Bouteillerie, face au fleuve.
Le
Soleil, 1er septembre 2026
Le
Cap-au-Diable de Saint-Denis-de-la-Bouteillerie arbore maintenant une profonde
cicatrice. Des travaux ont laissé un trou béant à même le roc de la colline.
Radio-Canada
Info, 31 août 2026
Les
médias « de grand chemin » (mainstream) seraient-ils à la
traîne ? Le Placoteux, gazette du Kamouraska, avait publié la
nouvelle le 25 août.
Qu’est-ce
qu’un cabouron ? Le Grand Dictionnaire terminologique (GDT) de l’Office
québécois de la langue française (OQLF) le définit ainsi : « [Québec]
Inselberg de forme relativement arrondie, caractéristique des paysages de la
région du Kamouraska, au Bas-Saint-Laurent. » Une note précise : « D'un
point de vue topographique, les cabourons pourront être catégorisés notamment
comme des buttes ou des collines, voire des monts, selon la proéminence de leur
Il y
a une seconde note :
Le
terme cabouron, que certaines sources rattachent à cap
« tête », pris au sens figuré de « sommet », était courant
un peu partout au Québec avant de tomber en désuétude vers les années 1970. Il
a été repris par des associations de citoyens du Kamouraska dans les années 1990
pour référer à diverses élévations rocheuses de la région jusqu'alors désignées
par des termes distincts (butte, colline, inselberg, monadnock),
mais qui présentaient des similarités dans leur aspect.
Le
vieux Glossaire du parler français au Canada (1930) ajoute deux autres
sens :
Les
mots cabouron et monadnock sont absents du dictionnaire en ligne
Usito. Je l’ai déjà fait remarquer, Usito rend mal compte des usages régionaux
du français au Québec.
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