| On notera la présence d'un drapeau palestinien et l'absence de drapeau canadien |
Le congrès du NPD pour élire un nouveau chef s’est terminé aujourd’hui dimanche à Winnipeg. À en juger par le peu que j’en ai vu sur Internet, le parti surpasse en absurdité (involontaire, car tout ce monde se prend au sérieux) le Parti Rhinocéros fondé en 1963 par le médecin et écrivain Jacques Ferron.
Le
wokisme était à l’ordre du jour du congrès. J’ai entendu la chaise qui
présidait (en anglais contemporain ce serait un pléonasme de dire qu’une chaise
préside) faire ce rappel à l’ordre : « I’ll again thank delegates not
to call me Madam Chair or Madame la Présidente. I’m a non-binary person. My pronouns are they, them,
and their. Chair is sufficient ». Elle n’a pas précisé s’il
fallait l’appeler Chaise en français.
Je
ne croyais pas que cette mode des pronoms pouvait avoir atteint la langue
parlée. Quelques extraits de la façon dont quelques personn·e·s (sic) se sont
présenté·e·s :
Point of order. R*** A***. He
they.
B*** N*** S***. Pronouns he him.
Hi A*** from Pong. Pronouns she
her.
My name is M*** T***. My pronouns
are she they.
My pronouns are she, her and elle
en français.
Il
est malheureux que ces activistes n’aient pas creusé davantage la notion de
non-binarité en s’inspirant des langues qui connaissent le duel ou le triel. Il y a encore du pain sur la planche pour les chercheurs en tétracapillectomie.
Comme
parti lunatique, le NPD va peut-être surpasser l’Official Monster Raving Loony
Party de Grande-Bretagne :
La Hongrie a aussi un candidat de taille à présenter dans ce groupe, le Parti hongrois du chien à deux queues (Magyar Kétfarkú Kutya Párt, une de mes anciennes étudiantes en fait partie). Vous n’avez pas besoin de comprendre le hongrois pour suivre l’interview que le chef de ce parti a donnée à la télévision nationale :
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire