Le Devoir a publié dimanche sur
son site le texte de la pétition concernant le congédiement du chroniqueur
Christian Rioux, avec la liste des 420 signataires. Rien, bien évidemment, dans
l’édition papier d’aujourd’hui.
Les personnes qui n’étaient pas prises par les festivités
de la nouvelle année ont eu hier la possibilité de faire des commentaires sur le
site du journal, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.
La direction a réaffirmé sa position : « La
fin de cette collaboration n’est aucunement liée aux opinions exprimées par
M. Rioux. Elle s’inscrit plutôt dans un contexte où les conditions
nécessaires à des échanges professionnels respectueux et à un fonctionnement
harmonieux de la rédaction ne pouvaient plus être pleinement réunies. »
À 5 500 km de distance, Christian Rioux réussissait à empoisonner le
climat de travail à Montréal. Bravo l’artiste !
La gestion de la crise a été parfaite. Congédiement au
début de la période des Fêtes pendant que les gens étaient occupés ailleurs. Publication
de la pétition juste avant la reprise des activités normales. Où était l’urgence
de signer la lettre avant le 1er janvier à minuit ?
Pour l’instant, les pétitionnaires semblent les dindons
de la farce. À moins qu’il n’y ait une reprise de la mobilisation. Des dizaines
de personnes qui n’étaient pas au courant de la démarche ont manifesté leur
volonté d’y adhérer.
Daniel Turp indique sur sa page Facebook que « [p]lusieurs
signatures nous sont parvenues depuis lors et la liste complète et actualisée
des signatures est accessible à l’adresse : https://e4db1137-1275-470c-bd18-7eebcf33e2a9.usrfiles.com...
Il est possible d’ajouter d'autres noms à cette liste en faisant parvenir un
courriel aux adresses suivantes : daniel.turp (à) umontreal.ca et
ericouellet.avocat (à) gmail.com. »