L’Organisation
internationale de la Francophonie vient de publier, comme elle le fait tous les
quatre ans, son rapport sur La langue française dans le monde. Ses
chiffres sont basés sur les travaux de l’Observatoire démographique et
statistique de l’espace francophone (ODSEF).
Mon
feu ami Robert Chaudenson a souvent critiqué les travaux de l’ODSEF et ses
chiffres qu’il jugeait gonflés, en particulier dans son blog de Mediapart (pour
des exemples, cliquer ici et ici) : « D’où sortent de tels chiffres…
sinon du chapeau francophone ? On s'abstient naturellement soigneusement
de dire selon quelles méthodes on est arrivé à de telles conclusions absurdes
et qui l’a fait. »
Dans
un texte publié aujourd’hui dans Le Devoir, le directeur de l’ODSEF, Richard Marcoux, proteste parce que, dans la préface du rapport, on a… gonflé les statistiques
qu’il avait lui-même fournies : « l’ODSEF a pu estimer à
348 millions le nombre de francophones en 2025. Cette estimation se trouve
ignorée dans la préface et l’avant-propos du rapport [...] au profit
d’un nombre, 396 millions, qui s’appuie pour sa part sur ce qu’on nous
présente comme une nouvelle approche, mal documentée et qui, à l’encontre de
nos avis, ajoute 48 millions de personnes. »
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