Du quotidien Le Devoir
de ce jour :
[…] un
acériculteur, à qui il est reproché d’avoir vendu à des épiceries des cannes de sirop d’érable frelaté. […] Les
journalistes ont fait analyser en laboratoire cinq boîtes
de sirop de cet acériculteur, ce qui a permis de démontrer qu’elles
contenaient plus de 50 % de sucre de canne
[…] Il a vendu des cannes de sirop portant
les mentions « sirop d’érable pur » et produit « du
Québec ». […] les consommateurs n’auraient pas acheté ces cannes de sirop d’érable — ou du moins pas au même
prix […] Si l’action reçoit le feu vert du tribunal, elle sera intentée au nom
de tous les Canadiens qui ont acheté une canne de sirop d’érable […].
La journaliste utilise sans
vergogne le mot canne (sans même le mettre entre guillemets ou en
italiques) en alternance avec boîte dans un texte où on trouve aussi canne
dans son sens botanique. Peut-être ne sait-elle-même pas que cet usage est
critiqué.
* * *
Je me rends compte que,
contrairement à Usito, le Grand Dictionnaire terminologique (GDT) de l’Office
québécois de la langue française (GDT) n’a pas enregistré can(n)ette au
sens de « petite bouteille de bière », considéré comme propre au
français européen. Conformément à son habitude, Usito a malencontreusement
raccourci la définition du Trésor de la langue française : « Petite
bouteille mince et longue employée communément pour la bière et plus rarement
pour les jus de fruits. »
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