Il y a une quinzaine Le
Devoir publiait un article sur le désarroi des parents face à la grammaire « rénovée »
que l’on enseignait à leurs enfants (Catherine Lalonde, « Des parents
dépassés par la grammaire rénovée », 1er juin). On y
rappelle que le ministère de l’Éducation du Québec a pris en 1995 le virage de
la grammaire rénovée comme la Suisse, la Belgique et la France. Je n’entrerai
pas dans le débat soulevé par cette nouvelle approche pédagogique. Je me
contenterai de juger l’arbre à ses fruits en présentant les
résultats scolaires aux examens ministériels de français.
En 5e secondaire,
le taux de réussite était en 2000 de 90 % (trop tôt pour mesurer les
effets de la réforme). En 2024, il est tombé à 71 % (j’arrondis). Pour
plus de détails, cliquer ici.
En ce qui concerne les résultats
à l’épreuve uniforme de français du collégial, le taux de réussite était de 87,3 %
pour l’année scolaire 1997-1998. Il est monté à 88,6 % l’année suivante.
Il était de 84,1 % en 2018-2019. Je n’ai pas de données plus récentes mais
il est loisible de penser que la pandémie et ses confinements ont entraîné une
rupture de comparabilité. Pour voir l’évolution des résultats sur un quart de
siècle, cliquer ici.