vendredi 4 avril 2014

Récipient d’air


Le mot récipiendaire est ainsi défini dans le Trésor de la langue française informatisé (TLFi) :

Personne que l'on vient d'admettre, que l'on reçoit avec un certain cérémonial dans une société ou un corps ; personne qui reçoit un diplôme, une médaille.


Cette définition est reprise pour l’essentiel dans le Multi de Marie-Éva de Villers :

RÉCIPIENDAIRE  n. m. et f.
1.  Personne admise dans un corps avec cérémonial. Un récipiendaire de l’Académie.
2.  Personne qui reçoit une décoration, un diplôme universitaire. La récipiendaire d’un doctorat en linguistique.
Note  Pour désigner la personne qui gagne un prix, un concours, on emploiera plutôt gagnant, lauréat


La banque de données Termium du Bureau de la traduction du gouvernement du Canada ajoute l’observation suivante :

Dans son sens premier, récipiendaire ne désigne pas celui qui reçoit, mais celui qui est reçu dans une académie, un club, une loge. Exemple : Le discours du récipiendaire a créé un vif émoi à l'Académie. Par extension, on admet aujourd'hui récipiendaire pour désigner celui qui reçoit un diplôme universitaire ou celui qui est bénéficiaire d'une nomination (Dict. Robert). Ce terme garde une nuance de solennité qui l'empêche de figurer dans des textes qui n'ont rien d'officiel ou de solennel. (À déconseiller) : Le récipiendaire du prix Nobel. (Mieux) : Le titulaire du prix Nobel. [Note : on dit plutôt lauréat du prix Nobel.]


Et que trouve-t-on dans le Grand Dictionnaire terminologique (GDT) de l’Office québécois de la langue française (OQLF) ?





Je veux bien qu’on tienne compte de l’évolution de la langue au Québec. Mais pas au mépris de la logique. Car on lit dans la note sur la même fiche du GDT :

Le terme récipiendaire n'était employé au départ que pour désigner une personne ayant reçu un diplôme ou une décoration, ou encore, une personne venant d'être reçue dans une société, un ordre, etc. Toutefois, l'usage, particulièrement au Québec, en a fait un synonyme du terme lauréat. Néanmoins, plusieurs contestent encore cet emploi et, si l'on veut éviter toute critique, il peut être préférable d'employer le terme lauréat.


Christiane Loubier, qui m’a signalé cette fiche, constate, avec raison me semble-t-il, que la note contredit le statut linguistique que l'on donne au terme sur la fiche en le classant sous « termes privilégiés ».


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