jeudi 12 mai 2016

Googler ou googliser, telle est la question !



Pour Régis Labeaume toutefois, quel temps perdu, que d’énergie dépensée en vain pour un projet risqué, potentiellement ruineux, qui ne passionnait de toute façon à peu près personne dans la capitale. On serait tenté de dire : encore… Contrairement aux Olympiques, le retour des Nordiques fait rêver. Mais que d’énergie, que d’encre gaspillées là aussi. Il suffit de googler pour s’en rendre compte.
— Antoine Robitaille, « L’athlète de la diversion », Le Devoir, 9 mai 2016.


Le verbe « to google » est entré dans l’Oxford English Dictionary en 2006 : « intr. To use the Google search engine to find information on the Internet. trans. To search for information about (a person or thing) using the Google search engine. ». La même année, il faisait aussi son entrée dans le Webster.


Sur le site de l’OED, j’ai trouvé ce commentaire pertinent: « Google as a verb to describe searching is just as legitimate as using Toyota as a verb to describe driving.»


En 2016, quand on tape « google » dans le Grand Dictionnaire terminologique (GDT) de l’Office québécois de la langue française (OQLF), on tombe sur la fiche « moteur de recherche ». L’OQLF n’a toujours pas enregistré que « google » est aussi un verbe en anglais et que googler s’utilise en français (le Larousse a aussi googliser). J’ai hâte de voir quel équivalent le GDT va « inscrire dans la norme sociolinguistique du français au Québec en vertu des critères de traitement de l'emprunt linguistique en vigueur à l'Office québécois de la langue française » (selon la nouvelle formulation que l’on trouve sur les fiches du GDT).


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